Blog actu > Actu diverse 2008

  • 3 500 contrôles en 2008

    Le 26/02/2009 à 17:44Actu diverse 2008

    La Fédération internationale d'athlétisme a effectué" un nombre record de contrôles antidopage en 2008, avec 3487 contrôles hors-compétition et pendant les compétitions, selon les chiffres communiqués jeudi par l'IAAF.

    Les six pays les plus ciblés ont été la Russie (181), le Belarus (148), la Chine (126), les Etats-Unis (121) et la Jamaïque et le Maroc (101). Les athlètes français ont été contrôlés à 31 reprises, et aucun ne l'a été plus de 3 fois.

    www.eurosport.fr

  • Bolt donne raison à son coach

    Le 31/12/2008 à 11:44Actu diverse 2008

    Usain Bolt pense que son entraîneur, Glen Mils, a raison. Celui-ci avait récemment déclaré qu'il pensait sincèrement que son poulain pouvait courir le 100 m en 9''58 et le 200 m en moins de 19''. Interrogé en marge de la remise du prix du sportif de l'année décerné par le quotidien italien La Gazzetta dello Sport, le sprinteur jamaïcain a déclaré : «Glen sait de quoi il parle et je le crois».

    Le triple médaillé d'or olympique à Pékin en a profité pour confirmer qu'il s'alignerait sur 400 m dans un futur proche. Mais quand exactement ? Mystère. Usain Bolt s'attend également à ce qu'Asafa Powell et Tyson Gay viennent lui disputer la première place. «Je m'attends à ce que Gay cherche à revenir, a déclaré le Jamaïcain, et à ce qu'Asafa essaie d'être plus rapide que jamais».

    www.lequipe.fr

  • Le chorégraphe de Bolt abattu

    Le 27/12/2008 à 10:27Actu diverse 2008

    Le danseur et chorégraphe jamaïcain David Alexander Smith, créateur des pas de danse repris par son compatriote le sprinter Usain Bolt pour célébrer ses victoires lors des JO de Pékin, a été tué par balles dans un bar de Kingston, ont rapporté les medias locaux samedi.

    Selon Radio Jamaica, Smith, surnommé "Ice", a été abattu vendredi matin après une bagarre avec ses agresseurs. La police a indiqué à la radio que le vol était le probable mobile, les agresseurs s'étant semble-t-il enfuis au volant de la voiture de location du danseur après le meurtre.

    Eurosport

  • L’exil forcé

    Le 26/12/2008 à 10:02Actu diverse 2008

    Derniers athlètes de l’équipe de France à s’entraîner aux Antilles, David Alerte et Eddy De Lépine ont rejoint la métropole.

    Ils font désormais partie du paysage parisien. David Alerte et Eddy De Lépine, piliers du 4 x 100 m, qui s’étaient toujours entraînés chez eux en Martinique, sont désormais métropolitains. Le premier, arrivé au début du mois d’octobre, a choisi de passer du sprint court au 400 m et a rejoint Bruno Gajer. Le second, un temps bloqué par sa mutation à la gendarmerie, est à Paris depuis la mi-novembre, et s’entraîne au côté de François Pépin. Les deux amis aux parcours si semblables, et qui ne quittent guère leur bonnet depuis leur arrivée, découvrent la rigueur hivernale et le travail en salle. Comme avant eux Pérec, Arron ou Pognon.

    « Je ne me ferai jamais au froid, mais j’essaie de m’adapter, soupire Alerte. Avec cette température, les séances sont dures, mais le groupe me porte, m’encourage. » De Lépine, qui contrairement à son camarade a prévu de disputer la saison en salle (une première, forcément), a hâte de faire cette « grande découverte. Sinon, ça se passe bien, je n’ai pas eu de problème d’intégration avec le groupe », se réjouit-il. Cet exil, les seuls athlètes de l’équipe de France à s’entraîner aux Antilles ces dernières années l’avait longtemps écarté. Mais il était devenu inéluctable. « Ça fait deux ans qu’on en discutait avec David, raconte De Lépine. On pesait le pour et le contre, et on finissait toujours par se dire qu’il fallait partir. » Après l’échéance olympique, qui marquait la fin de leur contrat moral avec leurs entraîneurs, les deux garçons ont décidé de sauter le pas. Eux, qui avaient brillé chez les jeunes, n’ont pas encore réellement confirmé en individuel. De Lépine est devenu en 2005 champion du monde du 4 x 100 m. Mais Alerte a été beaucoup blessé, et De Lépine a progressé sur 200 m, mais régressé sur 100 m.

    David Alerte : « Arrêter de me battre »

    Alors à vingt-quatre ans, les deux ont décidé de se donner les moyens de leurs ambitions, pointant du même coup une nouvelle fois les insuffisances antillaises. « Ils étaient insérés socialement en Martinique, c’est unchoix de court terme plutôt que de moyen terme », déplore Lucien Sainte-Rose, l’organisateur du meeting de Fort-de-France. « À un moment, on est obligé de penser à soi, répond De Lépine. On a des entraîneurs compétents, mais tout repose sur le bénévolat. Il n’y a pas de structure, peu de reconnaissance. J’ai parfois dû attendre un mois pour passer une IRM (imagerie à résonance magnétique). Les moyens financiers te font réfléchir. » Alerte poursuit : « Jeme suis toujours plu en Martinique, mais je voulais connaître autre chose de plus structuré, arrêter de me battre. » Luc Piquionne et Frédéric Béret, leurs entraîneurs de toujours, ne se sont d’ailleurs pas opposés à leur départ. « Quand on voit que les athlètes jamaïquains s’entraînent chez eux, que beaucoup d’athlètes viennent en stage aux Antilles, c’est un constat d’échec, reconnaît Piquionne. Mais rien n’est fait pour aider les cadres. Je n’ai jamais pu suivre Eddy sur une compétition internationale. Nos moyens sont trop limités pour franchir un certain cap. » Le coach s’inquiète malgré tout des effets négatifs de ce départ. Et Alerte a déjà passé quelques coups de fil à de jeunes athlètes qui envisageaient de suivre son exemple. « Notre départ leur a donné un gros coup au moral, mais j’ai essayé de leur expliquer que c’était un choix personnel et qu’il fallait prendre son temps », raconte-t-il. Les deux amis espèrent désormais s’adapter, ne pas se perdre comme certains de leurs prédécesseurs. Et montrer sur la piste que ce choix est le bon.

     

    Marie-José Pérec, triple championne olympique, ne comprend pas le statu quo antillais.

    « Eddy De Lépine et David Alerte, derniers athlètes de l’équipe de France à s’entraîner aux Antilles, ont rejoint la métropole. Vous qui avez quitté la Guadeloupe à dix-sept ans, ça vous étonne ?

    – Non, mais ça ne devrait pas être normal. J’ai croisé David il n’y a pas longtemps, et j’ai senti que c’était un garçon un peu déchiré entre son envie de réussir et son amour pour la Martinique. Les Antilles ont beaucoup donné à l’athlétisme. Pourtant, ceux qui le veulent ne peuvent pas s’entraîner chez eux. Quand je suis née, la situation était déjà la même. Et j’ai quarante ans !

    – Usain Bolt et Asafa Powell s’entraînent chez eux en Jamaïque…

    – Eh ! oui, les îles voisines ont de très bons résultats et le meilleur athlète du monde habite chez lui. Il faudrait aller voir ce que font les Jamaïquains, faire de la formation sans exclure les gens sur place, pour que les entraîneurs ne soient pas des gens qui font ça à leurs heures perdues. Améliorer les équipements. Créer peut-être une classe pilote, car les Jamaïquains détectent leurs talents beaucoup plus tôt que nous. J’ai entendu ce qu’a dit Stéphane Diagana (*), il a raison. Le président (de la Fédération française, Bernard Amsalem) a dit qu’il voulait agir, ce serait une bonne chose. Que quelqu’un fasse ce qu’il y a faire !

    – Les carences actuelles ont-elles des conséquences ?

    – Les Antilles ont fourni énormément de champions, depuis très longtemps, mais il n’y a jamais eu de retour. Beaucoup de gamins vont vers des sports moins exigeants. À force de se contenter de puiser dans les îles, il n’y aura plus rien à puiser. »

    (*) Diagana a proposé de passer des accords avec les universités américaines pour relancer l’athlétisme antillais.

     

    Les champions antillais

    GUADELOUPE

    • Joseph ARAME : champion d'Europe du 4 × 100 m (1974).
    • Christine ARRON : recordwoman d'Europe du 100 m (10''73) ; championne du monde du 4 × 100 m (2003) ; championne d'Europe du 100 m et du 4 × 100 m (1998) ; médaillée de bronze olympique du 4 × 100 m (2004).
    • Roger BAMBUCK: champion d'Europe du 200m (1966). recordman du monde du 100m (1968) ; médaillé de bronze olympique du 4 × 100 m (1968), 5e du 100 m et du 200 m aux Jeux de Mexico (1968).
    • Patricia GIRARD : championne du monde du 4 × 100m (2003) ; médaillée de bronze olympique du 100 m haies (1996).
    • Muriel HURTIS (*) : championne du monde du 4 × 100 m (2003) ; championne d'Europe du 200 m et 4 × 100 m (2002) ; médaillée de bronze olympique du 4 × 100 m (2004).
    • Marie-José PÉREC : triple championne olympique du 400 m (1992 et 1996) et du 200m (1996) ; double championne du monde du 400m (1991 et 1995) ; double championne d'Europe du 400m et du 4 × 400 m (1994).
    • Jacques ROUSSEAU: champion d'Europe de la longueur (1978).

    MARTINIQUE

    • Sylviane FÉLIX (*) : championne du monde du 4 × 100 m (2003) ; championne d'Europe du 4 × 100 m (1998 et 2002) ; médaillée de bronze olympique du 4 × 100 m (2004).
    • Hermann PANZO : médaillé de bronze olympique du 4 × 100m (1980).
    • Eddy de LÉPINE : champion du monde du 4 × 100 m (2005).
    • Bruno MARIE-ROSE (*) : champion d'Europe et recordman du monde du 4 × 100 m (1990) ; médaillé de bronze olympique du 4 × 100 m (1988) ; recordman du monde du 200 m en salle.
    • Max MORINIÈRE : champion d'Europe et recordman du monde du 4 × 100m (1990) ; recordman de France du 100 m ; médaillé de bronze olympique du 4 × 100 m (1988).
    • Ronald POGNON : premier Français sous les 10'' au 100 m ; champion du monde du 4 × 100 m (2005).
    • Lucien SAINTE-ROSE : champion d'Europe du 4 × 100 m (1974).
    • Jean-Charles TROUABAL (*) : champion d'Europe (1990, 1994) et recordman du monde du 4 × 100 m (1990).

    (*) Athlètes nés en métropole de parents antillais.

    CLÉMENTINE BLONDET L'Equipe

  • Isinbayeva à Formia

    Le 24/12/2008 à 10:35Actu diverse 2008

    La Russe Yelena Isinbayeva, athlète n°1 de l’année, a repris l’entraînement à Formia sous la houlette de Vitaly Petrov. Elle s’y prépare en compagnie de son compatriote Dmitri Starodubstev, qui pourrait, selon Petrov, se rapprocher très vite des six mètres. Au dire du coach, la première sortie d’Isinbayeva est programmée pour le Masters de Donetsk le 14 février prochain.

    L'Equipe

  • Chouki innocenté et libre

    Le 23/12/2008 à 21:01Actu diverse 2008

    Soupçonné d'extorsion et de vol avec arme et extradé fin juin en Allemagne, l'ancien athlète Fouad Chouki a été innoncenté mardi par le parquet d'Offenburg, puis remis immédiatement en liberté. L'ancien fondeur, qui réside en Alsace, a été entendu pour des faits de violences volontaires avec arme et tentative d'extorsion de fonds commis fin avril dans la ville frontalière de Kehl.

    «Il a toujours nié les faits et je l'ai cru, notamment en raison de sa personnalité. C'est un beau cadeau de Noël, je suis très content car j'ai toujours été persuadé de son innocence», a déclaré son avocat, Me Franck Hansen, qui a réuni des preuves et cité des témoins permettant d'innocenter son client comme le permet la procédure judiciaire en Allemagne. Déja blanchi en 2004 pour une affaire de viol, le Strasbourgeois, aujourd'hui âgé de 30 ans, espère donéravant poursuivre sa carrière dans la sport, mais selon ses proches plutôt comme entraîneur. (Avec AFP)

    www.lequipe.fr

  • Abdoulaye Diarra : « Je suis un homme de défi »

    Le 23/12/2008 à 12:56Actu diverse 2008

    L’une des premières bonnes surprises de l’hiver est venue d’Abdoulaye Diarra, l’un des sauteurs français les plus éclectiques. A l’aise au triple saut comme en hauteur, l’élève d’Hervé Bouffinier à Dreux a profité du meeting national de Mayenne, dimanche 21 décembre, pour effacer une barre posée à 2,24 m, à un centimètre de son record personnel en salle. Il a ensuite échoué par trois fois à 2,28 m, une performance qui aurait constitué un nouveau record de France espoir. Un retour en force pour ce touche à tout de 20 ans, longtemps écarté des sautoirs par une sérieuse blessure aux tendons.

    Athle.com : Vous attendiez-vous à sauter aussi haut, en plein mois de décembre ?
    Abdoulaye Diarra : Pas du tout. En me rendant au meeting de Mayenne, je pensais tout au plus réussir 2,10 m. Depuis plus d’un mois, j’étais en stage en entreprise, à Tours, loin de mes bases et de mon entraîneur. Il m’était difficile de m’entraîner correctement. Je le faisais seul, dans mon coin. Et sans avoir effectué de séances de saut. Mais, dès le début du concours, j’ai ressenti de bonnes sensations. Je me suis alors dit que je pouvais peut-être aller haut. Mais il m’était difficile d’imaginer que j’allais tenter le record de France espoir de Jean-Charles Gicquel (2,27 m en 1989). D’ailleurs, il était présent à Mayenne. Il est venu me dire qu’il prenait plaisir à voir des athlètes tenter de battre son record, que j’avais un gros potentiel, mais que nous représentions deux types de sauteurs très différents. Lui était très grand et technique. Moi, je mesure 1,84 m et ma technique frôle parfois le n’importe quoi.

    A quand remontait votre dernier concours de hauteur ?
    Au mois de février dernier, aux championnats de France élite. J’avais remporté le titre, puis je m’étais blessé au tendon derrière le genou. Une blessure sérieuse, qui m’a privé de compétition toute la saison estivale. J’ai seulement pu m’aligner au triple saut, mon autre spécialité (Abdoulaye possède un record personnel à 16,30 m établi en 2007). Et encore, avec un élan réduit à six foulées. Mais j’ai quand même été capable de décrocher le titre national espoir du triple saut.

    Entre le triple et la hauteur, vous avez fait votre choix ?
    Pas tout à fait, non. A la base, je suis triple sauteur. J’ai commencé l’athlétisme par cette discipline, après avoir abandonné le foot, un sport où je devais pourtant intégrer un centre de formation. J’aime encore le triple, mais mon potentiel est peut-être plus important en hauteur. Et la concurrence, en France, est actuellement nettement moins relevée dans cette dernière discipline. Mais j’entends bien concilier encore les deux cette saison. L’entraînement y est très compatible. Christian Olsson, le Suédois, l’a prouvé en réalisant 17,83 m et 2,30 m.

    Comment envisagez-vous la suite de votre saison hivernale ?
    Je veux sauter le plus souvent possible. Je vais m’aligner en hauteur aux meetings d’Hirson et de Bordeaux. Pour la suite, je ne sais pas encore, j’attends d’être invité. J’aimerais réussir 2,28 m, pour décrocher ma sélection aux championnats d’Europe en salle. Je ne me fixe pas de limites, ce n’est pas dans ma nature. J’aime voir loin, viser haut et chercher à atteindre des objectifs élevés.

    Puisque vous aimez voir loin, comment imaginez-vous la prochaine saison estivale ?
    Ma blessure n’est plus qu’un mauvais souvenir. J’ai été prudent, j’ai laissé les choses cicatriser tranquillement. Je ne ressens plus la moindre gêne. Je peux donc envisager de reprendre ma progression. Je vise une sélection aux championnats du monde en plein air. Je suis seulement espoir 2, mais je me vois comme un senior, car il est temps que je rejoigne la cour des grands. J’aimerais aussi sauter contre Mickaël Hanany. Je n’ai jamais eu la chance de le rencontrer. Et j’en ai très envie, car je suis un homme de défi.

    Propos recueillis par Alain Mercier pour athle.com

  • Les bonnes idées du père Diagana

    Le 21/12/2008 à 19:52Actu diverse 2008

    L'ancien maître du 400 m haies a une solution pour "régler le problème de l'athlétisme aux Antilles" : les envoyer s'entraîner dans des universités américaines. Pas bête.

    Stéphane Diagana est un sportif comme les autres. Jamais le premier à la ramener quand il disputait des 400 m haies à travers le monde, l'athlète français fait tout l'inverse depuis qu'il a quitté les tartans. Des idées, "la Diag" en a, et il les exprime ! Dernière en date ? Que les athlètes antillais aillent s'entraîner... sur les pistes des universités américaines. Interrogé à La Plagne à l'occasion des Etoiles du Sport, le président de la Ligue nationale d'athlétisme, également membre du comité directeur de la Fédération française (FFA), a lâché les grandes lignes de son projet : "Il y a un vrai souci parce que les Antilles sont un vrai vivier pour les disciplines explosives que sont le sprint, les haies, le saut. J'ai une idée très politiquement incorrecte mais qui, à mon avis, serait très efficace. Ce serait dans un premier temps de passer des accords avec des universités américaines, détacher des cadres techniques français qui travailleraient là-bas et entraîneraient des athlètes français, voire étrangers." Selon Diagana, ce projet permettrait aux athlètes français venant des Antilles de combler l'éloignement familial et de limiter le risque de blessure en conservant les mêmes conditions climatiques.

    Pas bête. Pas bête du tout, même. Mais en quoi une telle idée serait-elle "politiquement incorrecte" ? De meilleurs conditions pour nos athlètes, est-ce vraiment incorrect ? On ne le croit pas. Mais Diagana, qui a déjà fait part de sa proposition au président de la Fédération, Bernard Amsalem, s'explique : "C'est une idée qui est politiquement incorrecte parce que c'est un aveu d'échec. Que la France aille s'appuyer sur les universités américaines pour essayer de relancer les Caraïbes, j'imagine que ce n'est pas facile à vendre au ministère. Quand il y a pas mal de choses qui pourraient garantir le succès d'une telle expérience, il ne faut pas hésiter à le tenter mais il faut aussi du courage politique de la Fédération et, après, du ministère." Une chose impossible, quoi.

    Comme nous, Diagana reste persuadé que la meilleure solution serait un centre d'entraînement créé aux Antilles. Une sorte de mini INSEP prêt à répondre aux besoins des talents locaux. "Mais ça fait des années que j'en entends parler. Ça ne s'est pas fait donc on risque de rater des générations", juge Diagana. Une phrase qui résume toute l'ambiguïté du sport français par rapport à ses îles. Les athlètes antillais, gros pourvoyeurs de médailles pour le clan tricolore, mais dernière roue du carrosse dès que l'on évoque les moyens. Une hérésie à faire évoluer au plus vite.

    www.myfreesport.fr

  • En attendant Areva et le DTN

    Le 21/12/2008 à 10:28Actu diverse 2008

    Il n'y a plus à la Fédération de vice-président en charge des partenariats, le président Amsalem prenant directement en main ce secteur. Devant son comité directeur, il a fait le point sur le dossier Areva avec lequel un accord devrait être signé mi-janvier. Si les grandes lignes du partenariat devraient correspondre aux attentes, Areva pourrait ne pas être le sponsor titre du circuit de la Ligue Pro. Bernard Amsalem a également indiqué qu'il attendait les conclusions du ministère après les auditions des candidats (Hervé Curat, Jean-Paul Krumbholz, Marc Lemercier, Gilles Quénéhervé, Patrick Gerges, Patrice Ragni, et Marie-Christine Cazier)  au poste de DTN, mais que si ce choix ne lui convenait pas, il demanderait que soit lancé un nouvel appel à candidature.

    L'Equipe

  • Eloyse Lesueur : « On se relève ou c’est terminé… »

    Le 18/12/2008 à 15:07Actu diverse 2008

    Il y a un peu plus d’un an, Eloyse Lesueur confirmait toute l’étendue de son talent en s’emparant du record de France en salle du saut en longueur avec 6,84 m. A seulement 19 ans. C’était du côté de Gainesville, aux Etats-Unis, à l’occasion d’un petit meeting universitaire. Depuis, la protégée de Renaud Longuèvre a connu son lot de galères. Finaliste aux Mondiaux en salle, elle pouvait pourtant espérer quelque chose de grand du côté de Pékin, lors des Jeux olympiques. Mais son corps en a décidé autrement avec une déchirure à l’ischio-jambiers, synonyme de saison terminée dès la fin juillet. Surmotivée, la Francilienne a repris l’entraînement en septembre. Les sensations reviennent… Interview

    Athle.com : Eloyse, vous avez connu un été difficile, gâché par les blessures. Comment allez-vous aujourd’hui ?
    Eloyse Lesueur : Ça va, tout se passe très bien. J’ai pris mon temps pour reprendre et pour ne pas refaire les mêmes erreurs que l’été dernier. J’ai récupéré mes ischios et je les ai renforcés. Mais je sens qu’ils sont encore un peu faibles.

    De quelles erreurs parlez-vous ?
    J’ai voulu en faire plus qu’avant car il y avait un gros objectif en ligne de mire avec les Jeux olympiques. Je me donnais un peu plus à l’entraînement sur le plan de la quantité même si la qualité restait la même. A un moment, le corps n’a plus suivi.

    Et les pépins se sont enchaînés…
    A Sotteville, mi-juin, j’avais déjà une cicatrice à l’ischio sans le savoir. Je me fais une déchirure de trois centimètres à Xerès (Espagne). Je mets un mois pour récupérer et j’arrive aux championnats de France jeunes fin juillet où, cette fois, je me fais une déchirure de quinze centimètres. Saison terminée.

    A quelques semaines des Jeux olympiques…
    Je ne vais pas mentir, ça a été très dur à vivre. Je n’étais vraiment pas bien. J’ai vécu cette non-participation aux JO comme un échec énorme. Je n’ai d’ailleurs pas regardé la compétition à la télévision. Mais j’ai réussi à passer au-delà de tout ça pour entamer la rééducation dès le mois d’août. Dans une telle situation, on se relève ou c’est terminé.

    Quand avez-vous pu reprendre l’entraînement ?
    J’ai repris à la mi-septembre sans courir. Puis, mi-octobre, j’ai pu faire mes premiers footings et accélérations. J’espère que toutes ses blessures sont oubliées. J’ai désormais repris les séances spécifiques de longueur. Je n’ai pas encore retrouvé mon niveau de l’hiver dernier mais, d’après Renaud (Longuèvre), c’est excellent pour cette période de l’année.

    Comment s’est déroulé le stage à Clermont-Ferrand avec votre groupe d’entraînement ?
    Ça s’est très bien passé. J’aime les stages. Ils permettent de s’immerger dans ce qu’on aime faire, tout en étant avec son groupe. La motivation est encore accrue. A Clermont, j’ai pu en profiter pour effectuer des séances techniques de longueur avec Alain Troncal. Renaud et lui sont sur la même longueur d’ondes. L’objectif n’était pas de changer ma technique mais de la compléter.

    Que peut-on vous souhaiter pour cette année 2009 ?
    J’effectuerai ma rentrée à Bordeaux le 25 janvier après un stage à Dakar du 5 au 20 janvier. Puis il y aura Liévin, le Meeting SEAT à Bercy, Moscou… Je ne vais faire que de la longueur en salle. Le sprint, c’est trop risqué. Mon premier objectif est de bien régler mes marques. L’année dernière, j’ai perdu du temps car je devais lors de chaque concours reculer d’un pied puis de deux mes marques pour pouvoir me libérer. Pour l’été, j’espère pouvoir participer à mon premier grand championnat en plein air. Je vais surtout faire attention à l’entraînement pour éviter les blessures !

    Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.com

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