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Abubaker Kaki Khamis - Soudan - 800m/1500m

Abubaker Kaki Khamis est né le 21 juin 1989 à Elmuglad.

Record :

  • Record du monde junior du 800 m : 1'42"69 le 6 juin 2008 au Bislett Games (Oslo).
Palmarès :

Championnats du monde en salle
  • Or Médaille d'or sur 800m en 2008.
  • Or Médaille d'or sur 800m en 2010.
Championnats du monde junior
  • Bronze Médaille de bronze sur 1500m en 2005.

11/06/08 : Le jeune prodige soudanais courra demain à Ostrava, six jours après avoir crevé l’écran à Oslo. Découverte du nouveau roi du 800 m. « GREAT PACE, great race ! » (« Super rythme, super course ! ») Abubaker Khamis Kaki n’est pas encore très à l’aise en anglais, mais ses grands yeux ronds trahissaient sa joie teintée d’incrédulité, vendredi dernier, à Oslo. En 1’42’’69 pour son premier 800 m de l’été, il venait d’exploser, à dix-huit ans (dix-neuf dans dix jours), le record du monde juniors du Kényan Japhet Kimutai (1’43’’64) pour se hisser au onzième rang de tous les temps. Et ce n’est qu’un début. En une seule course, Kaki a retranché 1’’21 de son record personnel et il n’est plus qu’à 1’’58 du record du monde de Wilson Kipketer (1’41’’11). Le Danois d’origine kényane, parti à la retraite en 2004 en laissant son trône vacant, semble s’être trouvé un digne successeur, dans un tout autre style, en tête et pied au synthétique de bout en bout. Un rien primaire, voire téméraire, mais efficace jusqu’ici. On se dit qu’avec une meilleure répartition de l’effort et un poisson-pilote jusqu’aux 600 m tout est possible. Peut-être même l’ahurissante barrière des 1’40’’ un jour. « Le record de Kipketer ? Oui, peut-être l’an prochain, s’aventure Kaki. Je pense en tout cas que je peux courir plus vite. » Pour l’heure, ce sont les seuls mots obtenus de ce gamin d’Al-Mougalid, bourgade à mi-chemin entre le Darfour et Khartoum, la capitale où il est resté coincé une semaine en raison des troubles il y a vingt jours. Pourquoi, comment, dans un pays en pleine guerre civile, le plus grand du continent africain, a-t-on pu détecter et développer un phénomène de cette trempe-là ? C’est Jama Aden, son entraîneur-agent, qui raconte : « Fin 2001, le secrétaire général de la Fédération soudanaise, Sidig Ibrahim, un ancien sauteur en hauteur, m’a demandé de construire une équipe d’athlétisme de toutes pièces. J’ai commencé à arpenter tout le pays, enfin, autour de Khartoum, le reste étant en guerre. Ça m’a pris des années et, en 2004, je l’ai vu lors d’un cross collégien. Il avait fini au delà de la 20e place parce qu’il n’avait pas la distance dans les jambes, mais son attitude m’avait plu. Il avait fait toute la course devant et se battait avec tous ceux qui essayaient de le passer. C’est un guerrier. Il en a. On le retrouve dans sa façon de courir en tête. Il n’a peur de personne, mais il respecte les autres, comme son jeune rival kényan Rudisha ou Wilson Kipketer, son idole, qu’il a rencontré avec beaucoup d’émotion lors des derniers Championnats d’Afrique à Addis- Abeba. ».  Né somalien, ancien miler de bon niveau (3’56’’ en 1983) émigré aux États-Unis, où il a passé un diplôme de physiologie en 1989 à Fairfax (Virginie), devenu coach en Arabie saoudite et aujourd’hui citoyen britannique résidant au Soudan, Jama Aden est un personnage singulier. Le costume-cravate et la moustache impeccables, affable et loquace, l’agent-entraîneur raconte son parcours et débite son CV pour prouver que sa réussite ne doit rien auhasard. « J’ai entraîné Abdi Bile (champion du monde du 1 500 m en 1987), Saad al-Asmari (3e du steeple aux Mondiaux de 1995) et beaucoup d’autres. Et avec mes jeunes Soudanais, j’ai gagné trois médailles d’or aux Mondiaux cadets en 2005. Kaki, lui, avait gagné le bronze sur 1 500 m. Son avenir est sur cette distance, j’en suis sûr. Mais sa course préférée est le 800m, alors je lui aidonné sa chance et il l’a saisie. L’an prochain, il doublera. Il est comme ces athlètes d’avant, comme Coe ou Ovett, qui faisaient les deux. Il fait beaucoup de travail de force, il encaisse très bien. Il peut faire volume et vitesse en même temps. Pour l’instant, cette saison, on n’a pas encore vraiment travaillé la vitesse. » Voilà qui promet ! Pour cet été, Kaki a plusieurs fers au feu : les Mondiaux juniors et le record du monde du 1 000 m de Kipketer (à Stockholm) en juillet, puis les JO en août. Mais Aden prévient : « Aux Jeux, tout peut arriver. Regardez, Coe n’a jamais gagné sur 800 m ! » Après son épatant titre mondial en salle en mars dernier, le jeune homme avait été accueilli par 15 000 personnes à Khartoum, où ils sont désormais fréquemment 3 000 à venir assister à ses séances d’entraînement. « C’est une sorte de héros, de célébrité, dit Aden. Tout le monde attendait au pays sa course d’Oslo sur Al-Jazeera. » Alors, si Kaki venait à s’imposer à Pékin, essayez d’imaginer son retour au pays ! (L´Équipe)

 

 

800m

1e série 2 en 1''46'98 - Q

8e demi-finale 3 en 1'49''19

08/05/09 : Meeting de Doha : la bataille Kaki-Kiprop sur 800m a ainsi tenu toutes ses promesses. Entre les deux post-ados (tous deux 19 ans), le Soudanais (1’43’’09) a pris le dessus sur le probable « futur champion olympique de Pékin du 1 500 m », si le contrôle positif de Ramzi est confirmé.

 

 

 

800m

1e en 1:46.23 (résultats)

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