Le meilleur de l'athlé, sport olympique n°1 !!
Reconnue comme étant l'une des plus grandes coureuses en fauteuil roulant, Louise Sauvage est non seulement une formidable athlète mais elle a également joué un grand rôle en Australie pour mieux faire connaître les athlètes handicapés. Elle est trois fois championne aux Jeux paralympiques, avec neuf médailles d'or et deux d'argent, et a été nommée 5 fois Championne du monde au 800 mètres. Elle détient également plusieurs records du monde en distances variées et a enregistré des victoires à quelques-uns des plus prestigieux marathons du monde dont ceux de Boston, Berlin, Los Angeles et Honolulu.
Née avec une grave déficience de la colonne vertébrale appelée myélodysplasie, elle a commencé à nager à l'âge de 3 ans pour développer la force du haut de son corps. Son habileté naturelle et sa passion pour le sport se sont rapidement développées, si bien qu'elle a vite été impliquée dans à peu près tous les sports, allant du basket-ball à l'athlétisme et même la boxe. Sur le point de devenir l'une des meilleures nageuses des Jeux paralympiques, elle a été contrainte de se retirer de la piscine pour une période de deux ans afin de subir, à 14 ans, une chirurgie pour corriger une courbure à sa colonne vertébrale. Ce moment a été « le pire de ma vie », décrit-elle. Impatiente de retourner au sport, elle a été accablée d'apprendre que les deux tiges d'acier insérées dans sa colonne vertébrale avaient restreint sa capacité à nager. Sur les encouragements d'entraîneurs qui avaient remarqué son talent naturel, elle s'est tournée vers la course sur piste en fauteuil roulant. À l'âge de 16 ans, elle représentait déjà l'Australie au Championnat du monde du CPI de 1990 en Hollande, où son règne en tant que reine des pistes a débuté en force. Elle a participé au 100m, établissant un nouveau record du monde et a gagné l'or au 200m mais a été disqualifiée pour avoir sorti de son corridor. Deux ans plus tard, aux Jeux paralympiques de Barcelone en 1992, elle a remporté l'or à trois reprises en plus de l'argent au 800m, sans mentionner qu'elle a battu un autre record du monde, au 200m cette fois-ci. Durant les quelques années suivantes, Louise a parcouru la planète, se mesurant constamment contre les meilleurs compétiteurs du monde. Elle a également commencé à participer à des courses sur des routes bien connues, parcourant de plus grandes distances. Ses plus mémorables victoires ont été remportées en 1997 et 98 à Boston où elle a battu l'Américaine Jean Driscoll, sept fois gagnante. Sur le chemin du succès, elle a rencontré de nombreux d'obstacles. Comme plusieurs de ses collègues, trouver un moyen de subvenir à ses besoins en tant qu'athlète à temps plein a parfois été difficile. Le manque de compétitions en Australie l'a souvent forcée à passer une grande partie de l'année sur la route pour compétitionner contre d'autres athlètes féminines d'élite dans sa discipline. Elle a également eu à faire face à plusieurs stigmates qui affligent encore les athlètes handicapés. En 1999, elle a été nommée l'athlète australienne de l'année, devançant la coureuse Cathy Freeman et la golfeuse Karrie Webb, athlètes non-handicapées. Le matin suivant l'éblouissante cérémonie, les critiques fusaient à l'effet que les électeurs n'avaient pas fait le bon choix mais bien le choix « politiquement correct ». En plus de son entraînement intense et de son horaire de compétition chargé, Louise visite souvent les écoles pour parler aux enfants de son sport et de sa vie, souhaitant réfuter quelques-uns des mythes qui entourent les handicapés. Il semble qu'elle ait fait toute la difference – notamment en changeant la façon dont les athlètes handicapés sont perçus par le public et les médias. Et l'histoire qui est probablement la plus révélatrice –affichée sur le Paralympian Online– vient d'un homme qui est allé aux Jeux paralympiques à Sydney : « Ma famille et moi avons eu l'énorme privilège de voir quelques-uns des athlètes aux Jeux paralympiques à Sydney...Je peux dire en toute honnêteté que c'était l'expérience de toute une vie. Ma fille de 7 ans (et non-handicapée) modifie des tables rondes afin qu'elles ressemblent à un fauteuil roulant de compétition pour pouvoir faire semblant d'être Louise Sauvage qui gagne des courses. »
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