Lueyi Dovy - France - 60m/100m/4x100m

Né le 10/11/1975 à Marseille (13)
Taille / Poids : 1 m 73 / 70 kg

Lueyi Dovy - France - 60m & 100m & 4x100m

Lueyi Dovy est né à Marseille de parents gabonnais et a ensuite vécu en Afrique jusqu'à l'âge de 11 ans, avant d'être envoyé à Alès, chez des amis. Après un échec au bac, il a vécu à Perpignan de travaux agricoles. Athlète modeste, il s'était qualifié pour ses premiers championnats de France en juniors 2. Ceux qui ne le connaissaient pas l'ont découvert lors de son titre de Champion de France sur 60m en 2004. Pour son entourage et pour lui ce titre n'est ni un exploit ni une surprise, juste l'aboutissement d'un long travail. Possédant un goût affirmé pour le spectacle, Lueyi sait se mettre en scène. " J'aime ça, j'adore le spectacle, s'amuse l'athlète. Cela se fait en foot et ça ne surprend personne. " Il n'a pu, à titre d'exemples, s'empêcher de parler à la piste avant son départ des Championnats de France hivernaux ni contenir une série de flips arrière après sa victoire.

Le 14 juillet 2005, il est sacré champion de France du 100m à Angers (10"24). « Je venais ici avec l'ambition de battre, ne serait-ce que d'un centième, mon record de France, qui était de 10''32. Je suis donc très content. J'étais pourtant très inquiet en demi-finale, quand j'ai réalisé 10''46. Je me suis dit que tout se jouerait sur les trente premiers mètres en finale. Je me suis donc réveillé pour partir à fond, et voilà... ». Deux jours plus tard, il décroche l'argent sur 200m (20"68, derrière Ronald Pognon qui réalise 20"34).

Helsinki 2005 :
4x100m
1e série 1 en 38"34 - Q
1e finale en 38"08 - médaille d'or

19/01/2006 : La nouvelle risque de faire l'effet d'une bombe : Lueyi Dovy, champion du monde du relais 4x100 m en 2005, a été placé en garde à vue au commissariat de Niort dans le cadre d'une enquête sur un trafic de stupéfiants, a révélé à l'AFP une source proche de l'enquête. Il a été interpellé à son domicile, à Niort, qui a été perquisitionné. Sa garde à vue a ensuite été prolongée de 24 heures après une nouvelle perquisition, sur commission rogatoire internationale d'un juge d'instruction de Perpignan. «Son nom a été prononcé dans le cadre d'une enquête qui ne le concerne pas particulièrement. Mon client apportera toutes les précisions nécessaires à sa sortie de garde à vue qui a été prolongée de 24 heures», a déclaré l'avocat à l'AFP. Trois enquêteurs de la sûreté départementale des Pyrénées-Orientales se sont déplacés à Niort pour entendre l'athlète dans le cadre d'une affaire de trafic de stupéfiants et de produits dopants. A la suite d'une enquête sur l'importation de produits illicites, un homme, gérant d'un hammam à Perpignan, a été interpellé fin décembre 2005. Au cours de sa garde à vue, il a cité le nom de Dovy, qui a passé une partie de son adolescence à Perpignan et pratiqué l'athlétisme dans un club local, a-t-on appris de source proche de l'enquête. Lueyi Dovy, licencié au Stade niortais, était le dernier relayeur du 4x100 m français vainqueur de la finale des Championnats du monde à Helsinki, en août 2005. Un exploit pour le relais français et plus particulièrement pour Dovy dont c'était seulement la quatrième sélection en équipe de France d'athlétisme.

20/01/2006 : Après 48 heures de garde à vue, Lueyi Dovy a été remis en liberté.

21/01/2006 : "Avant d'être champion du monde, avant d'être athlète, j'avais une vie, j'ai connu des gens. Ils n'ont pas tous suivi un bon chemin." Voilà comment Lueyi Dovy explique dans L'Equipe les raisons qui ont poussé le juge d'instruction à le placer en garde à vue, ajoutant que son nom était cité dans cette affaire "juste pour un SMS, un texto avec un ancien ami dont j'ignorais les problèmes". 48 heures passées dans le commissariat de Niort, une libération mais une image écornée désormais. "Que les policiers enquêtent et m'interrogent, je le comprends. Ce qui me dérange, dans le viol du secret de l'instruction, c'est que ça touche ma famille, mes parents qui sont âgés et qui ne vont rien comprendre", regrette-t-il. Mais le sprinteur est sûr de lui: Je n'ai jamais consommé de porduits dopants. Je n'ai rien fait du tout. Je n'ai absolument rien à cacher et je suis serein", lance-t-il avant d'envisager de repousser son retour sur les pistes d'une semaine. De nombreux examens et prélèvements étant en cours d'analyse, il devrait être prochainement entendu par le juge d'instruction.

23/01/2006 : La soeur de Lueyi Dovy a informé la police que son frère lui avait remis, avant d'être interpellé, un thermos contenant une ampoule d'Humatrope, une hormone de croissance, selon le parquet de Perpignan. Elisabeth Dovy, assistante pharmacienne, a spontanément contacté la police par l'intermédiaire d'un ancien employeur, pharmacien à Bron. Selon le procureur de la République de Perpignan, Jean-Pierre Dréno, le champion du monde du relais 4x100 m aux Mondiaux 2005, confronté à cette information, a reconnu avoir remis des objets à sa soeur, dont un thermos, mais pas de produits illicites.

23/03/2006 : Rien ne va plus pour Lueyi Dovy. Le champion du monde 2005 avec le relais 4X100 m, a été mis en examen à Perpignan pour «détention, transport et emploi de substances considérées comme vénéneuses» selon les indications de Jean-Pierre Dreno, le procureur de la République. Le juge d'instruction Vincent Anière a entendu pendant plus de deux heures l'athlète. Les soupçons qui pèsent sur Dovy concernent la donation à sa soeur Elizabeth d'une ampoule de 12 ml d'humatrope, une hormone de croissance considérée comme un produit dopant. «Le résultat de ces analyses conforte la version de Lueyi Dovi qui affirme qu'il ne s'est jamais dopé», a indiqué son avocate, Me Delphine Vissol, associée de Me Eric Dupont-Moretti, qui s'est refusée à toute déclaration sur l'ampoule d'Humatrope. En janvier, le procureur Dreno avait déclaré que le champion du monde avait reconnu avoir remis des objets à sa soeur, dont un thermos, mais pas de produits illicites. Son avocate a simplement indiqué que son client «n'avait varié en rien dans ses déclarations».

21/04/2006 : Une des épines plantées dans le pied du sprinteur français Lueyi Dovi a été arrachée au tribunal de Perpignan. Le champion du monde du 4x100 m était confronté à Franck Esteban, présumé trafiquant qui avait déclaré lui avoir fourni des produits dopants. Celui-ci est revenu sur ses affirmations, selon L'Equipe. Son avocat, Me Maurice Halimi, a assuré que son client avait «formellement contesté avoir fourni ou envisagé d'envoyer à Dovy quoi que ce soit.» De plus, l'avocat du sprinteur, Me Dupond-Moretti, a tenu à ajouter que «l'expertise démontre qu'il n'y a aucune substance illicite dans le sérum ni les poils pubiens de M. Dovy.» Néanmoins, les soucis de Dovy ne sont pas encore terminés. La veille de sa garde à vue, le relayeur a remis à sa soeur une bouteille Thermos qui contenait, de source policière, une ampoule d'Humatrope (hormone de croissance), mais selon Dovy, de l'Altim (corticoïdes à injecter), qu'il s'était procuré sans ordonnance. Il risque donc toujours une suspension pour détention de produits dopants sans autorisation thérapeutique. «On mènera l'enquête quand le juge aura déterminé quel produit était dans le thermos, a déclaré le président de la Fédération française d'athlétisme, Bernard Amsalem. Il devra s'en expliquer devant la commission disciplinaire. Pour l'heure, Dovy est toujours "réputé innocent".»

08/05/2006 : Lueyi Dovy a rechaussé les pointes en compétition lors des interclubs à Niort, «stressé par le regard des gens» mais répétant son innocence. Mis en cause dans une affaire de dopage, l'athlète n'avait pas couru depuis la réunion de Nancy le 6 septembre dernier. «Ca fait toujours du bien de courir, j'étais stressé par le regard des gens, qui me voient à travers la presse (et l'affaire), mais il n'y a pas de soucis, car je suis innocent.», a commenté le Français. Dovy s'est imposé sur 200 m dans un temps médiocre de 21"93 (avec vent défavorable de 1,5 m). Le temps est en effet tronqué car il a préféré couper son effort après avoir ressenti une contracture à la cuisse droite à partir des 50 m. Dovy va maintenant réfléchir à la suite de son programme, espérant recourir «fin mai ou début juin».

21/07/06 : Lueyi Dovy déclare le bronze sur 100m lors des "France" de Nancy (10"32).

22/07/06 : Lueyi Dovy déclare forfait pour la finale du 200m.

25/10/06 : Rien ne va plus pour Lueyi Dovi. Il a été renvoyé en correctionnelle pour acquisition, transport et détention de substances prohibées. L'Equipe a révélé l'information communiquée par le procureur de Perpignan, Jean-Pierre Dreno. «On se croit sorti d'affaire et on prend un nouveau coup sur la tête. Mais j'ai hâte de passer au tribunal pour m'expliquer. Tout ce que j'ai eu sur le plan sportif, je suis allé le chercher. Je ne vais pas jouer les pleureuses. Maintenant, je sais qu'il faut que j'aille au combat pour prouver mon innocence», a conclu Dovy dans L'Equipe du jour. Dans l'attente de la suite de cette affaire, le Français s'entraîne seul puisque son coach, Christophe Morrissey, s'est retiré cet été du circuit pour des raisons professionnelles.

29/11/06 : La FFA a décidé de se constituer partie civile dans l'affaire Lueyi Dovy, renvoyé en correctionnelle pour «acquisition, transport et détention de substances prohibées.» Par la voix de son avocate, Me Delphine Verheyden, la fédération aimerait prendre connaissance des pièces du dossier. Une fois étudiées, celle-ci décidera des suites à donner à son action. Si elle estime avoir subi un préjudice, elle pourrait demander des dommages et intérêts, voire se joindre à la procédure. C'est le 1er mars prochain que l'affaire devrait être jugée. En janvier dernier, le champion du monde 2005 du relais 4x100 m, âgé de 31 ans, avait été interpellé dans le cadre d'une enquête sur l'importation et le commerce de produits illicites visant Franck Esteban, un gérant de hammam à Perpignan mis en examen le 15 décembre. Sur son téléphone portable, les enquêteurs avaient trouvé le nom de Dovy, seul sportif de la liste.

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En août 2007, il remporte les Championnats de France à Niort mais il n'est pas sélectionné pour les Championnats du monde : article.

09/04/08 : Lueyi Dovy va peut-être regretté d'avoir fait appel. Condamné à une amende de 500 euros en première instance pour «acquisition, détention et transport» de substances vénéneuses, en l'occurrence de l'hormone de croissance, il a non seulement vu cette sentence confirmée, mais il doit en outre s'acquitter d'une somme supplémentaire de 450 euros. Mais cette affaire risque de nuire à sa carrière, et cette condamnation confirmée ternit un peu plus son image, et laisse planer un doute qui pourrait couter cher en vue des JO de Pékin. La commission disciplinaire de la FFA, partie civile dans cette affaire, doit se réunir dans les prochains jours pour statuer sur ce cas, et le sprinteur risque de l'avertissement à deux ans de suspension au maximum.

19/06/08 : Le feuilleton Dovy a sans doute pris fin hier soir. Deux ans et demi après son placement en garde à vue, il a écopé de trois mois de suspension avec sursis de la part de la commission de discipline de la FFA pour « atteinte à l’image de l’athlétisme ». « Nous n’avons pas voulu aller au delà de la sanction de la justice », expliquait le président de la commission, Christian Roggemans. En mars 2007, Lueyi Dovy avait été condamné par le tribunal correctionnel de Perpignan à 500 euros d’amende et à des frais à verser à la FFA, partie civile, pour « acquisition, détention et transport » d’humatrope (hormone de croissance). Une sanction confirmée en avril dernier par la cour d’appel de Montpellier. Le sprinteur, qui n’a jamais été contrôlé positif et a toujours affirmé que le Thermos remis à sa soeur avant sa garde à vue ne contenait pas de l’humatrope mais de l’Altim (corticoïdes) destiné à soigner un genou douloureux, se trouve donc de nouveau condamné, par la justice sportive cette fois. Mais, concrètement, cette sanction assortie d’un sursis ne l’empêche pas de courir. La commission de discipline a peut-être été sensible à l’attitude de Dovy, qui avait décliné par avance une possible sélection pour les Mondiaux après son titre de champion de France du 100mà Niort l’an passé. Et donc évité les embardées juridiques à sa fédération. « C’est quelqu’un qui a été très correct », reconnaît Bernard Amsalem, le président de la FFA. Mais, à trente-deux ans, l’ancien champion du monde, qui ne souhaitait pas s’exprimer hier soir et qui n’a pas disputé de course en 2008, a déjà perdu beaucoup de temps et d’énergie dans cette affaire.

20/06/08 : « On m’a dit que je pouvais courir, mais je n’avais plus envie de courir. » Usé par deux années de procédure, Lueyi Dovy a décidé de passer 2008 loin des pistes. Même s’il a toujours affirmé être innocent et n’a jamais été contrôlé positif, il ne fera pas appel de la décision de la FFA. « J’ai été sanctionné pour atteinte à l’image de l’athlétisme, et je peux le comprendre, explique-t-il. Pendant plus de deux ans et demi, on a beaucoup parlé de cette affaire. » « Mais je n’ai pas réussi à bien me préparer cet hiver, raconte le sprinteur. J’attendais mon procès en appel, je me disais que quoi qu’il arrive ce serait difficile d’être sélectionné pour les JO dans ces conditions. Je faisais tout à moitié. » À cours de préparation et de motivation, Dovy a décidé de ne pas courir en 2008, mais à trente-deux ans il n’envisage pas encore la retraite. « J’ai déjà planifié mon retour à l’entraînement pour la mi-septembre. J’ai confiance en mes capacités. En 2009, si je suis parmi les meilleurs, je pourrais réintégrer le 4 × 100 m. » L’an dernier, face au malaise, Dovy préférait décliner par avance une éventuelle sélection pour le relais.

Date de dernière mise à jour : 02/07/2021

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