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Shingo Suetsugu (末續慎吾) est né le 2 juin 1980. On connaissait la valeur des Asiatiques sur les courses de fond et parfois dans les lancers. Mais la performance réalisée par Shingo Suetsugu pendant les Championnats du Monde de Paris en 2003 vient bousculer tous les pronostics.

Jamais un sprinter venu d'Asie n'avait rivalisé à ce degré avec les stars de la vitesse. Mais ce feu follet (1,78 mètre tout de même !) n'a rien à envier aux bolides US. Recordman d'Asie (20"03), auteur cette année d'un doublé sur 100 et 200 m aux Championnats du Japon (aucun sprinter japonais n'avait réalisé cet exploit depuis 24 ans), Suetsugu avait choisi de se concentrer sur le 200 m pour optimiser ses chances de médailles à Paris. Mais à 23 ans, Suetsugu n'a pas toujours connu la gloire. Plus jeune, il échoue à plusieurs reprises lors des grands rendez-vous scolaires japonais. Il devra attendre l'année 2000 pour se révéler. Il est alors étudiant de deuxième année à l'université de Tokai, où il signe en 20"26 un record universitaire. Après avoir réalisé un chrono de 20"37 dans sa série du deuxième tour des JO de Sydney, soit la meilleure performance enregistrée à l'époque par un sprinter nippon au cours d'un grand championnat, et s'être qualifié pour la demi-finale, Suetsugu devient aux yeux de tous le digne héritier de Koji Ito, le double champion des Jeux Asiatiques de 1998. Au cours du relais olympique 4x100 m, Suetsugu boucle miraculeusement son relais en dépit d'une déchirure musculaire subie à mi-parcours et transmet le témoin au dernier relayeur ; l'équipe termine à la sixième place. L'année suivante, Suetsugu se qualifie de nouveau pour la demi-finale aux Championnats du Monde d'Edmonton, confirmant ainsi son statut de meilleur sprinter asiatique sur 200 m. Pourtant, à Sydney comme à Edmonton, Suetsugu est stoppé aux portes de la finale. En 2002, il prouve à nouveau qu'il faudra compter sur lui. En mai, il améliore son record du 100 m avec un temps de 10"05. Lors des championnats universitaires du Japon, il remporte trois épreuves (100 m, 4x100 m et 4x400 m) et donne à son équipe son premier titre universitaire. En octobre, il remporte enfin une médaille d'or sur 200 m aux Jeux Asiatiques. Durant l'hiver 2003, il se met sérieusement à la musculation et améliore sa technique du 200 m. Son travail est payant, car il établit un record asiatique aux Championnats du Japon. Sa fin de course est nettement meilleure et il ne cède plus de terrain dans les derniers mètres. Ce sera la clé de sa réussite à Paris Saint-Denis.
Helsinki 2005 :
200m : 2e série 5 en 20"85 - Q / 4e 1/4 3 en 21"11 - q / 6e 1/2 2 en 20"84 - non qualifié
4x100m : 3e 1/2 2 en 38"46 - Q / 8e finale en 38"77
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Osaka 2007 :
200 m : 2e série 3 en 20.47 - Q / 6e 1/4 3 en 20.70 - non qualifié
4x100m (avec Naoki Tsukahara, Shinji Takahira et Nobuharu Asahara) : 3e 1/2 2 en 38.21 (Record d'Asie) - Q / 5e finale en 38.03 (Record d'Asie)
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200m
6e série 7 en 20''93
4x100m
2e série 2 en 38''52 - Q
3e finale en 38''15 - médaille de bronze
Un Japonais sur un podium mondial de 200m, est-ce à nouveau possible ?
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