Septembre 2009 : Chelsea Johnson

Interview réalisée le 23 septembre 2009 (traduite de l'anglais) :

« Ma médaille d'argent me met en confiance pour les saisons à venir. »

Beaucoup diront qu'elle doit sa médaille d'argent à l'échec de Yelena Isinbayeva. Pourtant, Chelsea Johnson la mérite ; elle a prouvé qu'elle savait répondre présent dans les grands rendez-vous. Cette fille de perchiste n'était pas l'une des favorites pour le podium, mais elle a su perpétuer la tradition familiale. Interview.

Chelsea, ta vie a-t-elle changé depuis que tu as décroché la médaille d'argent à Berlin ?

De manière générale, je dirais que ma vie n'a pas beaucoup changé. Mais c'est vrai que les gens me reconnaissent plus souvent et qu'on me demande plus d'interviews par exemple. Mais le reste n'a pas changé. Ma vie est simple, et elle me plaît comme ça.

Raconte-nous ta finale.

En arrivant en finale, j'étais très confiante. Je savais que je pouvais bien sauter et décrocher une médaille. J'étais très concentrée car je voulais passer chaque barre au premier essai, ce que j'ai fait, jusqu'à 4m65. Une fois que j'ai passé 4m65 au premier essai, je savais que je serais dans le top 4. J'ai raté trois fois 4m75. J'étais déçue car j'aurais vraiment aimé battre mon record personnel. Mais je suis ravie de ma médaille d'argent ; elle me met en confiance pour les saisons à venir !

Tu partages cette médaille avec Monika Pyrek...

Oui, et j'en suis ravie. Je la respecte beaucoup en tant que perchiste.

Quelle leçon peux-tu tirer personnellement de l'échec de Yelena Isinbayeva ?

Je pense que les gens oublient que Yelena est un être humain. C'était simplement un mauvais jour. Dans tous les sports, vous apprenez très jeune qu'il y a parfois des mauvais jours, et que ce n'est pas la fin du monde.

A part ta médaille, que retiendras-tu de Berlin ?

Nous sommes restés longtemps à Berlin. Cela m'a permis d'apprendre à mieux connaître certains des autres athlètes de l'équipe. Je me suis fait des amis que je garderai toute ma vie. J'ai beaucoup aimé regarder et encourager les autres athlètes américains en compétition.

Ton père a remporté la médaille de bronze à la perche lors des Jeux Olympiques de 1972. La perche est donc une affaire de famille...

Oui, mon père était un très bon perchiste, et il m'aide à le devenir à mon tour. Il m'a appris que la perche procure de bons moments, mais également des moments de frustration, et que ce sont ces moments qui vous rendent meilleur compétiteur et vous permettent de réellement apprécier les bons moments.

Quels sont tes objectifs pour 2010 ? Comptes-tu faire une saison en salle ?

Oui, j'organise mon programme d'entraînement pour cet automne de façon à sauter haut au cours de la saison en salle. Je n'ai jamais réussi à être bien préparée pour faire de bonnes performances en salle - mon record personnel n'est que de 4m52 - et c'est donc mon objectif pour l'année prochaine.

Jusqu'où penses-tu pouvoir aller ?

Au-delà de 4m90.

Les Américains sont parmi les meilleurs perchistes du monde, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Comment expliques-tu ce niveau ?

Je ne peux pas parler pour les hommes, mais en ce qui concerne les femmes, je pense que nous avons eu beaucoup de chance d'être représentées par Stacy Dragila pendant autant d'années. Elle fut l'une des pionnières de la perche féminine, non seulement par ses performances, mais également par sa grâce et par sa dignité, dans la victoire comme dans la défaite, et ce tout au long de ca carrière.

Si tu n'étais pas perchiste, que serais-tu ?

Je crois que je serais organisatrice d'événements spécialisée dans le développement durable.

Regrettes-tu parfois d'avoir choisi la perche quand tu dois voyager avec tes perches ?

J'aime vraiment ma discipline, mais voyager avec les perches peut parfois être très énervant. Parfois, j'aimerais pouvoir ne voyager qu'avec une paire de pointes. Mais ce n'est qu'un rêve !

Dernière question, as-tu le vertige... dans la vraie vie ?!

Figure-toi que oui ! J'ai vraiment le vertige ! Sauter à la perche, ce n'est pas comme se trouver au sommet d'une montagne, parce que tout se passe très vite. On n'a pas le temps d'apprécier la vue !

Biographie de Chelsea Johnson

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Dernière mise à jour de cette page le 23/09/2009
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